Nouveaux PER : quels challenges en matière de gestion des contrats ?

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Nouveaux PER : quels challenges en matière de gestion des contrats ?

Avec les nouveaux PER (Plans d’Épargne Retraite) nés de la loi Pacte de 2019, les futurs retraités jouissent désormais d’une vraie liberté de sortie des contrats, avec bien plus d’options qu’auparavant. La volonté de simplifier considérablement le dispositif, l’assouplissement des conditions de sortie et de transferts, et l’harmonisation de la fiscalité offrent une meilleure visibilité de leur épargne aux assurés.  

Si ces nouveaux PER riment avec liberté et limpidité pour les assurés, l’affaire est autrement plus complexe pour les acteurs qui travaillent en amont.  Les contraintes de l’environnement fiscal et réglementaire ne sont en effet pas étrangères à cette complexité de mise en œuvre. 

 Comment les assureurs et les éditeurs de plateformes de gestion de ces contrats relèvent ce défi ? Une table ronde s’est tenue le 9 juin pour faire le point. 

Sabine Germain, Journaliste de l’Argus de l’Assurance a animé le débat avec la participation de :

  • Michèle Maurier, responsable de la BU Cegid Assurex chez Aca, a Cegid Company 
  • Brigitte Villette, directrice des opérations epargne retraite chez AG2R la Mondiale 
  • Youmna Hamze,Directrice adjointe Epargne & Prévoyance, chez AXA France

Repenser l’architecture des contrats 

-> Côté système de gestion  

Les éditeurs de plateformes de gestion constatent que ces nouveautés représentent un marché potentiel important voire stratégique pour les assureurs. Les demandes sont donc nombreuses pour intégrer les PER en plus des autres contrats d’assurance classiques. Les complexités qui découlent des changements impliquent de repenser les outils de gestion à la fois en interne – pour le back office et le réseau qui doit conseiller-  mais aussi pour les assurés eux-mêmes. 

  -> Côté assureurs 

 Un travail pédagogique est mené auprès des conseillers pour qu’ils puissent donner les meilleures suggestions à leurs clients, avec une montée en expertise des équipes sur le chapitre des transferts, une nouvelle procédure en élaboration par la FFA pour proposer un bordereau standard de transfert … 

Notre point de vue : Le défi est de taille ! Il s’agit de répondre à ces nouveaux enjeux, dans un temps imparti court, avec un souci d’agilité et d’industrialisation des process.  

Résoudre les nouvelles contraintes du “mixed contrat” 

Si le système antérieur savait gérer les rachats, les nouvelles contraintes de fiscalité et de prélèvement à la source ont rendu les process inadaptés. Les problématiques de transfert et de rachat sont devenus lourds et complexes. 

“Nous avons accompagné les assureurs pour traiter les rachats puis les sorties multiples. Dorénavant, les assurés peuvent sortir avec une partie capital, une partie fractionnée, une partie en rentes… Le défi est de gérer ce mix, de façon fiable et lisible pour l’assuré » ajoute Michèle Maurier

 Autre point, il s’agit de “décompartimenter” l’épargne individuelle et l’épargne collective, qui auparavant étaient traitées par des équipes différentes. Aujourd’hui, la nécessité de centraliser l’ensemble implique aussi de brasser des informations de fiscalité différentes, de prélèvement à la source etc. 

Notre point de vue : La réussite de cette mise en place passe par un dialogue entre éditeur et assureur. Il mise sur méthode, pragmatisme et organisation.  

 Agréger toutes les données pour mieux simuler 

 La liberté conjuguée à la complexité des choix pour les assurés renforce la nécessité de fluidifier les parcours clients. Ces derniers doivent pouvoir visualiser – en autonomie ou avec leur conseiller- la meilleure solution de scénarios de sortie ou de transfert. 

Cela passe nécessairement par des outils de simulation. Outre leur puissance de calcul, ils devront être capables de collecter les informations provenant de sources éparses, puis de les agréger de façon cohérente, et enfin les traiter avec réactivité. 

 “ Les services doivent pouvoir effectuer des simulations à partir d’un événement principal, et les libérations potentielles de sortie, à l’instant T ou plus tard. Une couche de complexité s’est rajoutée : une somme de compartiments soumise à des fiscalités différentes, selon le type/montant de la sortie.” explique Michèle Maurier 

Notre point de vue : Seule l’industrialisation de l’ensemble de ce process rend possible la gestion de ces multiples schémas : rachat total ou partiel, liquidation.

 Gérer l’hétérogénéité des conditions fiscales  

Assurance vie, contrat PER, anciens dispositifs retraite… Certains “ vieux” contrats peuvent être plus avantageux fiscalement, car il n’y a pas eu d’harmonisation de l’ensemble.  

La prise de décision patrimoniale va demander un réel arbitrage fondé sur ces outils d’aide à la décision. Il faut être en mesure de traiter ces différentes problématiques pour proposer des simulations nettes de fiscalité. Alors, l’assuré pourra se positionner en toute connaissance de cause.  

Notre point de vue : Les évolutions de règlement de la fiscalité obligent à maintenir des termes de maintenance applicative.  

Vers la fin des contrats en déshérence ? 

Le fait de suivre les assurés dans le temps avec une visibilité sur l’ensemble des contrats concernés est une forme de lutte contre la déshérence. Avec les possibilités de transfert offertes par la loi Pacte, les assurés vont pouvoir suivre plus facilement leur épargne retraite au cours de leur carrière et disposer d’un capital un peu plus conséquent, au lieu de multiples contrats dispersés qi se soldent par des montants faibles… 

 La retraite, c’est … dès aujourd’hui ! 

Enjeu sociétal et économique, l’épargne-retraite est devenue un vrai sujet à anticiper. Elle vient réellement compléter l’incontournable assurance vie qui garde sa spécificité en termes de transmission… Le challenge est de sensibiliser les personnes durant leur période d’activité et démontrer l’intérêt de capitaliser le plus tôt – et le plus longtemps possible – sur ce type de contrat. 

 Notre point de vue : Pouvoir simuler à l’instant T et dans le futur est la meilleure pédagogie pour prouver qu’il faut activer au plus tôt un peu d’épargne régulière.  

  

“Les assureurs doivent avoir en main les bons outils de gestion de contrat s’ils ne veulent pas dégrader la productivité administrative et ainsi répondre de manière fiable et argumentée à leurs clients” Michèle Maurier 

 

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