De l’individuel au collectif

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De l’individuel au collectif

Jean-Baptiste Auzou, Directeur Général ACA

Beaucoup d’articles font l’éloge du sport et notamment du sport en entreprise et de son impact sur le modèle de l’entreprise.

Gains financiers sur la productivité, amélioration de la santé, augmentation de la rentabilité, diminution des frais de santé : l’aspect économique est toujours mit en amont, mais est-ce le but ? Possible mais pas si sûr, c’est peut être un avantage collatéral mais certainement pas une fin en soi et certainement pas un élément de motivation pour les collaborateurs.

Sportif amateur depuis toujours et pratiquant le running assidûment depuis 2013, je n‘ai jamais posé le sujet de ma motivation en terme de performance économique, mais toujours en terme de défis lancés à moi-même et parfois aux autres.

Bien sûr, l’esprit d’équipe même dans un sport individuel comme le running existe :

Motiver les collaborateurs à participer, puis à se réinscrire aux courses, les motiver à s’entraîner et surtout ressentir cette tension, cette ferveur le jour de la course avec la distribution des équipements aux couleurs société et puis ces échanges avant le départ sont facteurs de cohésion trans-organigramme, il semble ne plus y avoir de fonction, de hiérarchie : nous sommes tous des runners dans le sens du départ.

Jean baptiste auzou aca


Et puis l’entraide, l’esprit d’équipe existe également dans la course. Faire une course d’équipe dans laquelle les individus les plus en forme le jour « j » mettent leurs énergies 
qu’ils souhaitent contagieuses, au service des moins en forme pour que l’équipe soit au complet à l’arrivée : n’est-ce pas là la vrai essence d’une équipe ?

Plus qu’une victoire en sport collectif, l’émulation du groupe pendant la course, les efforts faits par tous pour que le groupe reste soudé, n’est-ce pas comme cela que l’entreprise fonctionne ou devrait fonctionner ? Choisir une cadence, garder un rythme commun…ensemble toujours fort !

 

Un des corollaires de cette course à pied et de cet esprit est également l’humilité que développe ce sport !

Savoir adapter sa stratégie de course à toutes les les conditions internes/externes : la forme du jour, le mental du jour, la météo du jour, le parcours. Il faut prendre tout en compte sans risque d’avoir de grandes désillusions c’est également le mode de fonctionnement d’une équipe projet ou d’une stratégie d’entreprise ? Prendre en compte tous les facteurs y compris les externes : clients, marchés politiques, situation économique pour adopter le bon rythme de course afin de perdurer en bonne forme !

Et puis oui, l’échec existe aussi
Ne pas terminer une course, mais quel échec ? Celui qui sera analysé et compris et qui permettra de mettre en place des actions correctives. En
2015, je finis le marathon de Paris en marchant sur les 13 derniers kms, mauvaise stratégie de course, mauvaise gestion de l’entraînement, un échec peut être mais que d’enseignements pour les prochains !

La ligne d’arrivée, être Finisher le Saint Graal du coureur, oui le tee shirt et/ou la médaille mais surtout le plaisir d’avoir réussi son challenge. Encore plus fort en équipe : le plaisir sur les visages de ceux qui terminent, des individuels seuls surpassés et de ceux qui les ont accompagné, comme la fin d’un projet, la livraison d’une solution au client…

La joie d’avoir accompli la mission totalement ?
En fait jamais tout à fait, immédiatement après la fin ou dans les jours qui suivront, un nouveau projet, un nouveau challenge se dessinera et le cycle est reparti, objectif, mission, entraînement…

Le running et l’entreprise sont si similaires et ont tant de choses à apprendre l’un de l’autre.

Alors quel sera notre prochain défi ?

10kms, 20kms, pourquoi pas un marathon, pourquoi pas un triathlon ?

L’esprit d’équipe est là et peut tout surmonter, peut tout dépasser !