Best practices : Optimiser sa trésorerie à court terme, l’anticiper à moyen terme

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Best practices : Optimiser sa trésorerie à court terme, l’anticiper à moyen terme

Protéger l’entreprise, c’est savoir gérer et maîtriser sa trésorerie. La gérer consiste à maintenir une liquidité suffisante pour faire face aux échéances de paiement. La maîtriser, impose de ne pas se limiter à une information quotidienne sur le niveau de trésorerie disponible. Il faut également disposer d’éléments précis sur son évolution probable, pour les semaines et les mois à venir : on entre alors dans le système vertueux des prévisions.

Le constat que l’on fait souvent est récurrent : piloter son cash en se cantonnant à la gestion, sur quelques jours, des flux et des soldes pour faire des arbitrages de compte à compte, a des effets dramatiques dès que l’entreprise subit une situation de trésorerie tendue.

Piloter c’est donc avant tout prévoir,  pour mieux sécuriser l’avenir. Quel horizon choisir ? court terme ou moyen terme ? Voyons ici la fonction propre à chaque horizon : 

L’Horizon court terme pour s’ajuster

Les prévisions de  trésorerie à court terme, sont souvent glissantes et réalisées sur un horizon de 5 à 13 semaines. Elles permettent à l’entreprise de s’assurer que toutes ses échéances de paiement vont pouvoir être honorées dans le mois qui vient. Elles conduisent à la mise en place sereine et efficace de mesures d’ajustement ou d’accélération de cash comme par exemple : l’organisation dans le temps des campagnes de règlements fournisseurs, le renforcement des relances clients, l’optimisation des durées de blocage de trésorerie côté placements et des durées de tirage, côté financements.

Les prévisions de cash à court terme peuvent également constituer un indicateur avancé des difficultés de l’entreprise. Une prévision de trésorerie tendue incitera à se poser les bonnes questions sur la gestion des postes du BFR et du résultat, et à enclencher des plans d’actions adaptés : l’entreprise peut-elle réduire le niveau de ses stocks, améliorer la gestion de ses achats, ses conditions de paiement clients et fournisseurs, redresser ses marges, etc…?.

Relativement simples à mettre en œuvre, ces prévisions à court terme font appel à des données aisément accessibles (créances clients et dettes fournisseurs au bilan, éléments de salaire, d’impôts, échéanciers d’emprunts,…)

L’horizon moyen terme  pour anticiper et décider

Toutes aussi indispensables, les prévisions de trésorerie sur des horizons plus longs, de 12 à 36 mois par exemple, doivent être réalisées en parallèle. Les facteurs de complexité s’accroissent quand il s’agit de les mettre à jour : la volumétrie des données sources et paramètres est plus importante. Ainsi,  plus on s’éloigne dans le temps, moins les données nécessaires sont disponibles ou fiables.

Par ailleurs, la prévision de trésorerie à moyen-long terme est souvent réalisée en double -et en parallèle- par les contrôleurs de gestion ET par la trésorerie, qui utilisent le plus souvent des méthodes, des formats de TFT  (Tableau de Flux de Trésorerie) et …des données de gestion différentes….!

TFT selon la méthode “indirecte” pour les contrôleurs financiers, TFT selon la méthode “directe” pour les trésoriers. Difficile donc d’obtenir, au final, deux trésoreries prévisionnelles identiques !  Enfin, on constate régulièrement une incohérence entre les prévisions courtes et longues : elles ne sont pas toujours construites sur la même logique, ni avec les mêmes sources de données, ni les mêmes hypothèses, et ne relèvent souvent pas de la responsabilité des mêmes personnes.

Or, il incombe au DAF de garantir la cohérence des prévisions financières de ses différents services ; il doit pouvoir en maîtriser les hypothèses sous-jacentes pour être à même d’en expliquer les résultats et les écarts.

En effet, on ne juge de la qualité d’une prévision qu’en la confrontant aux réalisations. Le Daf doit donc attacher de l’importance à l’analyse permanente des écarts entre le réel et le prévisionnel afin d’ajuster, le cas échéant, les paramètres de son modèle prévisionnel.

Il doit pouvoir identifier rapidement les causes de ces écarts pour être à même de les expliquer, de les justifier “ avec des raisons valables”: écarts d’activité (liés au  business), écarts de délais (liés aux décalages de paiement de certains clients ou fournisseurs), ou écarts de change.

Seules une prévision de trésorerie et une analyse récurrentes des écarts permettront au DAF d’avoir “confiance dans les chiffres” qu’il annonce, ou tout au moins de les maîtriser.

Le nécessaire exercice des simulations

Au-delà de prévoir la trésorerie « à un an », il est important de faire des simulations, d’envisager différents scénarios (“best case”, “worst case”) ceci afin d’intégrer les aléa de l’environnement et de l’activité de l’entreprise. Cet exercice de simulation vise à mesurer la marge de manœuvre financière dont elle dispose pour :

  • ajuster en conséquences ses investissements à ses capacités financières,
  • décider, du go/no go d’acquisitions ou de projets de croissance interne
  • arbitrer sur des cessions d’actifs,

Sous excel, ces projections sont extrêmement complexes voire impossibles à mettre en oeuvre, car les mises à jour sont très chronophages sur une volumétrie de données importante, qui plus est sur différents types horizons. Seul un outil métier peut gérer l’ensemble de ces paramètres et vous permet d’anticiper votre prévisionnel de cash ou de dette.

La solution CashSolve permet de piloter des prévisions court terme et moyen terme de trésorerie, de dette nette,  de BFR, de bilans, de TFT directs et indirects. C’est un outil puissant de modélisation, de consolidation , de simulation et d’analyse pour les PME et les grands Groupes.

Yann Fejan, Contrôleur Financier Groupe Phinex – Cenexi – Client de Cash Modeling

“Aujourd’hui, nous établissons une prévision annuelle et une mise à jour tous les mois, par intégration des balances définitives du mois et des nouveaux échéanciers clients/fournisseurs, impôts/taxe  et investissements. La mise à jour de la prévision de trésorerie fait donc partie de notre process mensuel de reporting financier. Nous souhaitions présenter à nos partenaires financiers un process de prévision qui s’appuie sur un outil connu, et qui soit plus professionnel qu’Excel.Cela nous aide à mieux nous projeter.”

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